AMOUR, ART ET JAPON EN UN KISS...

Grand mariage princier ce weekend avec un vent de modernité. Palme d'or à Cannes pour le réalisateur japonais Kore-Eda Hirokazu avec Un air de famille. Rapidement est survenu dans mes pensées l'animation Kiss de l'artiste japonais Takahiro Kimura.

Il mixe la peinture, le collage pour déconstruire, créer des visages aux formes asymétriques où le beau devient laid ou le contraire. En tous cas, ces métamorphoses suscitent la joie, la colère, le doute...à vous de voir, absolument IcI et Là.

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My Mood World Kyotographie
Oh! Je sais par vos messages que j'ai des frenchies-followers du blog qui sont à Kyoto en ce moment. Alors allez absolument au festival international de la photographie: KYOTOGRAPHIE. C'est la sixème édition depuis 2013 et c'est du 14 avril au 15 mai 2015 dans différents lieux de Kyoto.
Vous découvrirez le fantastique et titanesque projet HATARAKIMONOS de Knarf dont j'ai fait le portrait sur le blog il y a un an à Tokyo. C'est IcI et .
Il était en pleine production des portraits sous leur forme "Tape-O-Graphie" de ces travailleurs acharnés de Tokyo.
Il a créé pour l'occasion un génial plateau à roulettes télé-guidé avec la collaboration de Pierre Hermé Japon comme dans les yataï (stands de restauration mobiles au Japon) pour le service des chocolats Pierre Hermé. Allez voir sur son instagram @knarfart
Vous pourrez aussi parlez et échanger avec lui le 15 avril de 15:00 à 16:00 IcI  Emplacement 15. Accès libre.

HATARAKIMONO décrit avec une connotation très positive les travailleurs "acharnés". Il n'existe pas en français ou anglais de terme similaire.

Photo: knarf
Vitrine Pierre Hermé Japon - Hatarakimono project Knarf



Knarf

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05 avril 2018

OSAKA SAKURA...

L'année dernière jour pour jour j'étais à Osaka et c'était Sakura en version rose pâle ^-^
Photos: KaT.

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Avril 2017
Retour du Japon et déballage de valises, sélection de photos...Les prochains posts vont être so nippons ^-^, mais avec ma vision, comme toujours.
Merci pour vos e-mails et j'en déduis que vous êtes surtout impatients de savoir ce que j'ai ramené. Ca vient très prochainement...
Et c'est avec les minis minis tabis et getas achetés à Osaka chez Junie Moon pour ma Blythe que j'ai commençé par détourner la catalogue Champion d'Harajuku à Tokyo.
Les getas sont les sandales à lanières et les tabis les chaussettes blanches.
Collection Spring-Summer Champion 
Photographs; Keita Goto (location) et Taro Hirayama (studio)
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Et si on commençait par la fin ^-^ en partageant ce que j'ai ramené une fois les valises rangées. 
Une façon d'illustrer mon parcours avec cette cartographie des objets. Ils proviennent de Tokyo, Kyoto, Naoshima, Osaka et nulle doute que le Japon est le pays de l'esthétique ou l'illustration, les packagings oscillent entre le beau, le raffinement, le ludique et l'équilibre.
Une sélection hétéroclite plutôt kawaii avec quelques touches de Wabi Sabi où l'on retrouve tradition, modernité et le paradoxe japonais s'annonce...

Les masques soins kabuki de Isshin Do Honpo achetés chez Takashimaya à Tokyo. Minis tabi pour poupée Blythe de chez Junie Moon à Osaka.

L'affiche de Kyotographie, festival de photographie. Les pinceaux de la marque cosmétique IPSA. Le kimono vient de Chicago Vintage à Kyoto.
Pochette et taille-crayon de chez ASOKO à Osaka. Pinceaux de la marque cosmétique IPSA.
Sac de course kabuki acheté sur le plus ancien marché d'Osaka: Kuromon. 
Tenugui, petit torchon traditionel japonais avec une illustration de Yayoi Kusama 
Les stickers-design so beaux de chez B-Side Label
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Tokyo, la vie en rose....
Parceque Sakura était bien là! 
Les branches des cerisiers le long du canal Meguro balancent calmement les lampions roses sous le regard des girly-tokyoïtes au blush rose sous le yeux; Knarf stabilo boss de rose fluo les contours de ses Hatarakimos, Musubi Aoki la créatrice de la marque de bijoux Throw a kiss envoie des bisous rouges sur fond rose, les filles du robot-restaurant dansent sous les néons roses criards de Kabukichô. ll y a des lapins roses chez Takashimaya; envie de manger un chapeau rose chez Totti Candy avant d'aller voir les petits pois de Yayoi Kusama qui voit la vie en rose, en rouge, en jaune, parfois en noir, mais obstinément et éperdument en petits pois...
La vie en rose, voilà mon dernier portrait sans retouche de Tokyo ^-^

 Canal Meguro, Tokyo
Knarf  HATARAKIMONO project
Tokyo Blythe    -    Robot-restaurant
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Un artiste français à Tokyo: K-NARF.
J'ai rendez-vous avec l'artiste K-NARF dans son studio perché dans un immeuble des années 70 aux couloirs couleur menthe à l'eau dans le quartier de Shibuya. Et ,oh surprise la so jolie Shoko est là!! 
L'artiste, son studio, sa muse: Tokyo et toujours la vie en rose...

J'ai découvert les tirages artistique de K-NARF par une amie collectionneuse. 
Son travail est riche de références frenchy et asiatiques, de procédés bricolés et néo-vintage, avec un équilibre entre la poésie et l'expérimentation. Sa technique singulière de développement photographique "Tape_o_graph" avec de l'adhésif, complétée de notes chiffrées, de tampons, de cibles tipexées ...nous rappelle les vieux négatifs photo ou les bandes des films muets et lie ainsi le passé au présent.
Au-delà d'être un bricoleur-photographe K-NARF est un inventeur-artisan. Tout ce dont il a besoin et qui n'existe pas il le fabrique en utilisant des objets simples, parfois désuets, Il s'inscrit dans le mouvement artistique bricolage qui consiste à réaliser des oeuvres à partir de matériaux et d'outils simples, de consommation courantes, en provenance de magasins de proximités (quincailleries, papeteries). Ce mouvement a pris naissance dans les années 2000 à New York et est dans la lignée du READY MADE, l'ARTE POVERA et DIY.
K-NARF transforme l'ordinaire en extra-ordinaire et c'est au milieu des rouleaux de tape_o_graphs, de caméras, de boîtes à images, de feutres, de tubes-o-scopes, de drôles d'instruments, et dans une ambiance se rapprochant de la "Science des rêves" de Gondry que je vous projète dans certains détails et coulisses de son univers.
Depuis quinze ans il a choisi de s'installer à Tokyo, là ou est son inspiration.
Ici Tokyo, allo la terre!?!?!
Shoko dans la série HATARAKIMONO   K-NARF
C'est IcI studio n°403
K-NARF studio
Le verso de ses artworks est aussi beau que le recto ^-^
I Want it
Son objet de travail le plus délicat et le plus beau pour ma part, sa plume d'architecte.

Depuis 2016, K-NARF travaille sur un projet titanesque: "HATARAKIMONO" où il réalise une archive tape-o-graphique avec plus de deux cents portraits des travailleurs des rues de Tokyo. J'ai fait un post exclusif IcI sur cet évènement qui va parcourir le monde à partir de 2018. Attention gardez l'oeil ouvert!
Le monde change et K-NARF par son travail artistique nous révèle ses divers bouleversements à travers l'humain et son évolution. Ca se passe à Tokyo mais bientôt partout ailleurs...


Tissu rayé des costumes des cadres au Japon utilisé comme fond des portraits HATARAKIMONO .
Deux mondes qui se croisent dans les rues de Tokyo où les hatarakimonos sont sous l'oeil de K-NARF les héros du temps présent.
Photos KaT - K-NARF
Dans la catégorie Magnifique , il y a Kyoto.
On déambule en lévitation dans une ambiance d'esthétisme absolu, de tradition, de zénitude.






 Ryonanji, jardin zen


Boutique de tissus pour kimonos Otsuka Ghukuten

Le soir nous retrouvons notre charmante petite maison louée à Vivre le Japon. Elle est parfaitement située, derrière le quartier de Gion, près de Higashiyama  . On a même l'impression de s'immiscer dans le monde fabuleux de Miyazaki. Notre voisin est taxidermiste...




Maison Gion Matsubara Vivre le Japon

Geishas à Gion
Je vous conseille d'aller découvrir les superbes photos de geikos et maikos de
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Kyoto romance...
Kyoto en avril sous les cerisiers sakura a la douceur et l'éphémérité d'une romance de printemps.
Mais ici, rien n'est désuet puisque la beauté ne réside pas seulement dans l'objet. Elle est toujours subtile, voir cachée, que ce soit dans les camaïeux de verts des galets du jardin zen de la maison Koiya, dans les contrastes et l'épure du jardin minéral du temple Ryoanji, dans les nuances du bois des objets de la boutique Kisoartech, dans l'harmonie du jardin de la marque de cosmétiques Yojiya, dans le port altier de la grue du temple bouddhiste Daïtoku-ji, dans la mise en scène subtile et délicate de la boutique Minä Perhonen, dans l'opalescence délicieuse d'une patisserie haru odaru marquée d'une fleur de cerisier au fer rouge, dans la flamboyance des tissus des kimonos vintages d'Antique-kimono-shop le long du chemin de la phylosophie, dans l'élégance des lampions du canal Kiyamachi, et pour clore en apothéose, dans la gestuelle parfaitement synchronisée et l'apparat délicat des kimonos des maikos (apprenties geishas) et des geishas des écoles de Kyoto pendant le festival Miyako Odori...
Photos KaT.
Boutique KISOARTECH KYOTO

Temple bouddhiste Daïtoku-ji
Boutique Minä Perhonen 
Patisserie haru odaru
Antique kimono shop
Canal  Kiyamachi
Miyako Odori
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Kyoto green...



 
Ekan-do Temple, Kyoto.
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Naoshima, mon Amour...
Si "Hiroshima mon amour" est l'histoire d'amour entre une jeune femme française et un architecte japonais dans un climat torturé par les traces du passé de la dernière guerre; à Naoshima, l'art et l'architecture sont en communion avec la nature, les villages, dans un calme impérial, propice à la méditation. 
Mais pour moi l'expérience est aller au_delà de tout ça.

Quand vous arrivez sur l'île dans un ferry au petits pois de YaYoi Kusama, que vous prenez un bus avec des citrouilles pour vous emmener à l'autre bout de l'île dans le village de Hommura, où les bardages des maisons sont noircis par la technique du shou sugi ban, parfois brodés de visages, et qu'une tête de signe géante émerge d'un jardin, on se dit que Miyasaki n'est pas loin ^-^. 
Dans un des lieu du Art House Project: Minamidera, qui est le fruit d'une collaboration avec James Turrel et Tadao Ando, vous entrez dans un bâtiment totalement obscur. Frôlement des corps, mystère, et en finalité une apothéose artistico- sensorielle...
Partir sur la colline du ChiChu Art Museum, descendre sous terre mais être baignée de lumière (?). Une salle, une oeuvre. L'architecture du musée a été faite pour acceuillir les oeuvres et non le contraire. Mes chaussons d'hôpital bleus aux pieds, sous le regard de gardiens en blouses blanches, entre les murs de béton, me donnent l'impression d'être un cobaye dans le plus beau des hopitaux psychiatriques avec l'interrogation de ce qui va m'arriver, mais sans aucune crainte. James Turrell joue avec mes sens comme jamais, des visiteurs s'enlacent, esquisse un pas de danse ....On avance, on avance et on s'aperçoit que le musée est lui-même une oeuvre d'art avec une scénographie qui épouse magnifiquement la nature.
Descendre ensuite sur les rivages de l'île dans une fébrilité lévitative; et là, sous une brume sans ligne d'horizon, où la mer de Seto disparaît, le paysage d'estampe japonaise est devant vous avec la subtilité d'un gris-bleu de prusse et on a les yeux d'Hokusai! 
Je m'arrête là ...la suite c'est à vous de l'appréhender en allant sur l'île.
Cette expérience unique existe grâce à Shoichiro Fukutake, l'honorable mécène initiateur du projet; amoureux de son pays, de l'art contemporain et de la nature, il fait éveiller en chacun de nous la beauté sublime de cette île de la mer intérieur de Seto et nous fait vraiment comprendre le Japon. 
Il n'y a pas que le Mont Fuji dans la vie d'un gaijin (étranger en japonais)!

Allez sur le site du Benesse Art Site pour préparer votre voyage. 
Photos: KaT
 
Ruelles d'Hommura

 
Haisha house
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Takayama
Au coeur du japon, découverte du travail du bois...


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Tokyo signalétique.
Les enseignes, les panneaux d'informations, les étiquettes.... sont un régal avec leurs illustrations, leurs couleurs et leur régression.....
Les reines des épices d'Ochanokosaisai.




 Dans le métro
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Yellow Tokyo ^-^
L'oeil de Shinjuku station
Vogue Japon


Boutique Tsumori Chisato Ginza, Tokyo


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Avril 2017

AYA TAKANO, I LOVE YOU SO 💕

Je me suis rendue à la Galerie Perrotin pour découvrir les derniers travaux de ma peintre-dessinatrice préférée Aya Takano avec son exposition "The jelly civilization chronicle". 
C'ést comme un pur rendez-vous qui va transformer ma journée car je sais que je vais être bouleversée, inondée d'une farandole de couleurs détrempées, enveloppantes, de détails qui vont user ma rétine, et au final faire chavirer mon hyper-sensibilité et mon imaginaire. 
Depuis que j'ai découvert son travail en 2008 dans cette même galerie pour son exposition "Towards eternity". Certains de mes rêves m'immergent même dans son délicieux univers. J'intègre par le biais d' une bulle souple et volante l'autre monde que raconte Aya Takano, je frôle les cheveux de ces jeunes filles aux ondulations de udons, un peu comme dans les mondes parallèles des livres de Takashi Murakami...En m'intéressant à son travail j'ai d'ailleurs appris qu'elle peignait souvent ses rêves.
J'ai une relation à la fois physique, psychique et révélatrice avec sa peinture, moi qui dessine souvent des jeunes filles qui effleurent le sol, aux vêtements faits de formes imaginaires, dans un monde où la lévitation est permanente.
The Jelly Civilization Chronicle présente une sélection de 26 peintures et plusieurs dessins sur celluloïd, œuvres préparatoires à un manga de 186 pages.
Naki et Minaka les héroïnes passent d'un monde contemporain à des mondes magiques inconnus tel que le jelly-world, un lieu idéal, berçeau du rêves, du désirs et de l'illusions. 

C'est à la galerie Perrotin, 76 rue de Turenne, 75003 Paris jusu'au 13 mai 2017.
Aya Katano, "The jelly civilization chronicle"
Du mardi au samedi de 11:00 à 19:00. Entrée libre.
Photo de Aya Takano by Rakutaro Ogiwara
 Photo by KaT
J'ai volontairement posté des détails des tableaux, comme un déroulé d'un monde à l'autre, avec atterrissage dans la jelly civilization.
Ces détails sont des extraits de grands formats, alors déplacez-vous pour vivre l'expérience de la jelly civilization (*0*).


 



©2017 Aya Takano/Kaikai Kiki Co., Ltd. All Rights Reserved. Courtesy Perrotin
Peintre, dessinatrice, auteure de science-fiction et de manga, Aya Takano fait partie de Kaikai Kiki, le studio de production artistique créé en 2001 par Takashi Murakami. Inspirée par tous les arts, des estampes érotiques de la période Edo à l’impressionnisme, d’Ozamu Tezuka à Gustav Klimt, l’artiste a construit un univers qui lui est propre, fait d’une infinité de mondes, comme autant de moyens de s’échapper de la réalité, de la gravité et de ses contraintes, pour atteindre une certaine forme de transcendance envisagée dès le plus jeune âge.
Ce documentaire d'Hélène Sevaux réalisé en 2011 révèle parfaitement sa personnalité et ses inspirations *-*


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